10/19/2026

Plani-Marché Q3 2026

Plani-Marché

Plani-Marché Q3 2026

Octobre 2026

L’essentiel en 30 secondes

Au 30 septembre 2026
+1,6 %
Actions canadiennes
S&P/TSX, au trimestre
−3,0 %
Obligations canadiennes
Rendement annuel négatif
3,0 %
Inflation au Canada
Limite supérieure de la cible
2,25 %
Taux directeur
Banque du Canada, inchangé
  • Les actions clôturent en hausse malgré les tensions géopolitiques et la volatilité de l’énergie.
  • La hausse des taux, alimentée par l’inflation liée à l’énergie, fait reculer les obligations.
  • La Réserve fédérale relève son taux pour la première fois depuis 2023; la Banque du Canada patiente.

Faits saillants du trimestre

Actions

Le troisième trimestre s’est déroulé dans un contexte où les marchés ont dû composer avec la persistance des tensions géopolitiques et la volatilité des prix de l’énergie. Après un début de période plus agité, le calme s’est rétabli, permettant aux principaux indices de consolider leurs gains et de clore le trimestre en hausse.

Le marché canadien a poursuivi sa progression au troisième trimestre, l’indice S&P/TSX affichant une hausse de 1,6 %. Bien que la majorité des secteurs aient reculé, l’indice a été tiré vers le haut par une forte progression du secteur des technologies de l’information ainsi que par celui des matériaux.

Aux États-Unis, le S&P 500 a affiché un rendement de 2,0 % (en dollars canadiens), se maintenant tout près de ses sommets historiques. Ce trimestre a été marqué par une forte progression du secteur de l’énergie. En parallèle, le secteur de la technologie a continué d’offrir des résultats financiers solides.

Du côté international, l’indice MSCI ACWI a progressé de 1,7 % (en dollars canadiens). Les marchés développés d’Europe et d’Asie ont continué leur montée, mais à un rythme plus modéré en raison du resserrement des politiques monétaires dans plusieurs régions. Quant aux marchés émergents, après avoir connu un excellent début d’année, ils ont enregistré un léger repli au troisième trimestre.

Canada · S&P/TSX
+1,6 %
États-Unis · S&P 500 ($ CA)
+2,0 %
Monde · MSCI ACWI ($ CA)
+1,7 %

Obligations

Le marché obligataire a clôturé le troisième trimestre en baisse, faisant face à une hausse des taux d’intérêt. Cette pression s’explique en grande partie par la hausse de l’inflation liée au contexte énergétique mondial et aux politiques monétaires plus strictes. Au cours de la dernière année, les taux d’intérêt ont montré une corrélation particulièrement étroite avec le prix du pétrole.

Au Canada, le trimestre s’est caractérisé par un repli de 3,0 % de l’indice obligataire, faisant basculer le rendement annuel en territoire négatif. La situation a été plus exigeante aux États-Unis, où les taux du Trésor américain 10 ans et 30 ans ont grimpé pour atteindre des niveaux qui n’avaient pas été vus depuis 24 ans.

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Inflation

Aux États-Unis, l’inflation de base a montré des signes de modération, s’établissant à 3,4 % en août. Le coût de la vie ainsi que la hausse du prix de l’énergie demeurent des facteurs d’incertitude surveillés de près par la Réserve fédérale.

Au Canada, l’inflation globale se situe également à 3 %, soit la limite supérieure de la cible de la Banque du Canada. Cette hausse est principalement due à la progression du prix de l’énergie. En contrepartie, l’inflation du panier d’épicerie s’est modérée à 2,8 %.

2,8 %
Il s’agit de la première fois en deux ans que la croissance des prix de l’alimentation est inférieure à l’inflation globale.

Taux d’intérêt

Canada
2,25 %
inchangé
Au Canada, la Banque du Canada s’est montrée patiente en maintenant une fois de plus son taux directeur inchangé à 2,25 %.
États-Unis
▲
1re hausse depuis 2023
Aux États-Unis, le contexte a quant à lui évolué sous la gouvernance du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh. Fidèle à son engagement de contenir la hausse des prix, ce dernier a ajusté les perspectives monétaires en annonçant une hausse de taux, la première depuis 2023, confirmant ainsi que la lutte contre l’inflation demeure sa priorité absolue.

Devises

Au cours du trimestre, le dollar américain s’est apprécié face au dollar canadien et à l’euro. Cette hausse est principalement due à une inflation persistante. Les tensions géopolitiques ont également poussé le prix de l’énergie à la hausse, incitant les investisseurs à chercher refuge dans les liquidités américaines. En parallèle, l’engouement pour les investissements en intelligence artificielle a fortement soutenu la demande pour les actifs américains ainsi que pour le dollar américain.

Indices de référence

Rendement au T3 2026

Indice

Troisième trimestre

Neuf premiers mois

Obligations canadiennes
ICE BofA Univers Canada
−3,0 %
−0,9 %
Actions canadiennes
S&P/TSX composé
+1,6 %
+13,0 %
Actions américaines
S&P 500 ($ US)
+2,3 %
+12,7 %
Moyennes capitalisations
Russell 2000 ($ US)
−7,2 %
+13,7 %
Actions mondiales
MSCI ACWI ($ US)
+1,7 %
+13,4 %
Actions internationales
MSCI EAEO ($ US)
+0,9 %
+10,8 %
Marchés émergents
MSCI ME ($ US)
−0,2 %
+23,7 %
Fluctuation des devises
CAD / USD
+0,3 %
+3,7 %

Bulletin T3 2026 – Investissements Banque Nationale

Perspectives économiques

États-Unis

Aux États-Unis, avec l’approche des élections de mi-mandat, l’attention se fixe sur les grands enjeux économiques qui préoccupent les électeurs américains, notamment le coût de la vie, les tarifs douaniers et la fluctuation des prix de l’énergie. Bien que cet événement apporte généralement de la volatilité à court terme, la perspective historique montre que le climat tend à se stabiliser une fois l’élection passée.

D’un autre côté, l’intelligence artificielle demeure au cœur de la croissance. Il est possible de voir une transition des agents conversationnels vers des technologies plus autonomes. Bien que l’accès à l’énergie et la capacité des centres de données posent certains défis logistiques, la demande fondamentale pour les géants technologiques demeure très solide.

Canada

Au Canada, notre attention est tournée vers les discussions entourant les partenariats commerciaux mondiaux. Cela peut créer un environnement d’incertitude, mais il est important de se rappeler que la négociation et l’évolution d’accords commerciaux ne constituent rien de nouveau. Nos relations bilatérales avec l’Europe remontent d’ailleurs à 1959, représentant le plus ancien partenariat bilatéral officiel du Canada avec l’UE. Cette relation s’est accentuée lors de l’Accord économique et commercial global (AECG) en 2017, et franchit aujourd’hui une nouvelle étape alors que le Canada est maintenant le premier membre associé.

1959
Début des relations bilatérales officielles Canada–Europe
2017
Accord économique et commercial global (AECG)
Aujourd’hui
Le Canada devient le premier membre associé

L’histoire montre que les marchés mondiaux ont toujours su s’adapter aux réorganisations commerciales et réglementaires, comme l’ont illustré entre autres la transition de l’ALÉNA vers l’ACEUM ou encore le Brexit. Bien que ces périodes de transition engendrent du bruit politique et de l’incertitude, les marchés financiers et les entreprises démontrent constamment leur capacité d’ajustement et de résilience.

Par ailleurs, les tensions commerciales se sont intensifiées entre les États-Unis et le Canada. Le trimestre a été marqué par la menace de surtaxes douanières de l’administration américaine et la réponse du gouvernement canadien avec une approche dollar pour dollar. Il s’agit d’une situation évolutive que nous continuons de suivre de près.

International

Du côté international, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et l’incertitude entourant le détroit d’Ormuz demeurent des facteurs d’attention majeurs pour les marchés. Ces tensions continuent à mettre beaucoup de pression sur les prix de l’énergie, forçant ainsi les entreprises et les chaînes d’approvisionnement à s’adapter. D’un autre côté, les marchés internationaux affichent aussi des fondamentaux solides. Malgré un léger repli au troisième trimestre pour les marchés émergents, la région continue de bénéficier à plus long terme du déploiement mondial des infrastructures d’intelligence artificielle.

La clôture de ce troisième trimestre 2026 met en lumière un environnement de marché aux orientations moins prévisibles, marqué par des tensions géopolitiques et de l’incertitude commerciale.

Au-delà des grandes annonces, notamment dans le secteur technologique, les investisseurs se montrent désormais plus à l’affût des données économiques fondamentales pour guider leurs décisions. Dans un tel contexte, cela nous rappelle plus que jamais l’importance de maintenir une saine diversification au sein des portefeuilles.

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